Lorsque la légende hollywoodienne Julia Roberts est apparue dans l’émission d’Ellen DeGeneres , elle était déjà l’une des actrices les plus connues au monde. Mais ce qui s’est passé pendant cette interview a donné lieu à un moment inattendu de la culture pop qui s’est rapidement propagé sur les réseaux sociaux.
À l’époque, Julia Roberts venait de rejoindre Instagram et, comme beaucoup de célébrités arrivant sur la plateforme plus tard dans leur vie, elle cherchait encore à se constituer une audience. Son nombre d’abonnés était important pour une nouvelle venue, mais loin des chiffres impressionnants des géants actuels des réseaux sociaux. C’est alors qu’Ellen DeGeneres a lancé une « stratégie marketing » originale qui allait devenir virale instantanément.
L’idée était simple mais audacieuse : si le contenu à la Kardashian attire l’attention en ligne, pourquoi ne pas aider Julia Roberts à essayer aussi ?
Ellen a plaisanté en disant que pour gagner plus d’abonnés, Roberts devrait peut-être se montrer un peu plus audacieuse sur Instagram, allant même jusqu’à suggérer qu’« en fin de compte, oui », elle pourrait devoir publier du contenu plus révélateur ou osé pour être compétitive dans l’économie de l’attention actuelle.
Ce qui suivit fut une séquence comique mise en scène, devenue l’un des moments les plus commentés de l’épisode.
Les producteurs ont sorti des accessoires extravagants, dont un faux décolleté façon « Kardashian » — un clin d’œil humoristique à l’imagerie très stylisée et accrocheuse souvent associée aux célébrités et influenceurs de la téléréalité. Roberts, visiblement amusée et légèrement gênée, s’est prêtée au jeu tandis qu’Ellen l’enveloppait dans cette mise en scène outrancière conçue pour imiter l’esthétique des réseaux sociaux.
Le reportage ne s’est pas arrêté là.
Ellen a également orchestré une véritable « simulation de croissance Instagram », avec photos mises en scène, poses humoristiques et apparitions surprises d’amis célèbres. Toute la scène était conçue pour parodier la façon dont les influenceurs construisent soigneusement leurs moments viraux, mêlant souvent glamour, humour et provocation pour susciter l’engagement.
Roberts, connue pour son naturel et sa réticence face aux excès des réseaux sociaux, a ri à plusieurs reprises de l’absurdité de la situation. Sa réaction a contribué à son charme : une icône hollywoodienne temporairement entraînée dans le monde extravagant de la culture Instagram.
Derrière l’humour, cependant, ce passage mettait en lumière une réalité très concrète de la vie des célébrités modernes.
Dans l’industrie du divertissement actuelle, la présence sur les réseaux sociaux compte presque autant que les rôles au cinéma. Les stars sont souvent incitées à adopter une mentalité d’influenceurs, où la visibilité, l’engagement et le nombre d’abonnés ont un impact direct sur leur notoriété et leurs opportunités. Même une actrice aussi reconnue que Julia Roberts se voit désormais conseiller, sur le ton de la plaisanterie, sur la manière de « jouer la comédie » pour son public Instagram.
Ce qui a rendu ce moment particulièrement viral, c’est le contraste.
D’un côté, il y avait Roberts, une actrice dont la célébrité s’est construite bien avant les hashtags, les filtres et l’attention algorithmique. De l’autre, l’ère Instagram, où la visibilité repose souvent sur des visuels percutants, des personnalités soigneusement construites et une esthétique propice au buzz.
La blague sur le décolleté des Kardashian est devenue un symbole de ce changement. Il ne s’agissait pas vraiment de mode ou de provocation, mais de la façon dont la culture des célébrités elle-même avait évolué.
Après la diffusion de l’épisode, des extraits de la séquence ont circulé massivement en ligne. De nombreux téléspectateurs l’ont trouvée amusante car elle se moquait gentiment des traditions hollywoodiennes et de la culture des influenceurs. D’autres y ont vu un commentaire sur le fait que même les acteurs les plus célèbres ne sont pas à l’abri des pressions liées à la gestion de leur image sur les réseaux sociaux.

Peu après son inscription sur Instagram, le compte de Roberts a rapidement gagné des centaines de milliers d’abonnés en très peu de temps, prouvant que son aura de star traditionnelle se traduisait toujours dans le monde numérique.
Mais le moment avec Ellen est resté mémorable pour une autre raison.
Elle illustrait un rare point de convergence entre deux époques de la célébrité — le Hollywood classique et la culture des célébrités pilotée par les algorithmes — le tout enveloppé d’humour, d’exagération et d’une fausse « transformation Kardashian » conçue uniquement pour faire rire.
Au final, Julia Roberts n’avait besoin ni de décolletés aguicheurs ni de coups marketing viraux pour rester sous les feux des projecteurs. Sa carrière lui avait déjà assuré une place de choix dans l’histoire d’Hollywood.
Mais ce passage est devenu le reflet d’un phénomène plus vaste : le moment où même les plus grandes stars ont dû reconnaître qu’à l’ère d’Instagram, l’attention est la nouvelle monnaie d’échange — et que tout le monde, aussi célèbre soit-il, fait partie du jeu.